Anne Hélaine

   
 

 

 grande image

Mémoire :

Pour justifier son ambition - le cri, aprés Munch et Eisenstein, la série, malgré Monet et Mondrian- Anne Hélaine parle bien : "entre le réel d'un instant et ce qu'en fait ce qu'on en ressent, l'abscence modifie la relation. Fantasme, mémoire, imaginaire : tout ce qui est derrière l'image. les dents, le sourire, ce qui reste du cri quand il n'a plus de visage. L'obsession, c'est la métamorphose du temps. La recherche de l'autre lorsqu'on est face à soi-même. Et toujours la dégradation du support pour interroger les dessous de l'image. Le vieillissement du support photo comme prémonition de la condition humaine. Un polaroïd retouché au départ, un négatif griffoné au moment de la prise de vues : le vécu d'aprés l'instant, tel est le propre de la photographie. Un amalgamme de repentirs frénétiques. Je photographie par goût de l'instantané. Et besoin de son devenir.

Perversion:

Enlever le coté brutal, réaliste, de la photographie. En faire du grand théâtre.

Françoise Monnin

 
 

 



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